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26.08.2010

Visite du sanctaire de Notre-Dame de Grâce

En ce beau jour de l'Assomption de la Vierge Marie, dimanche 15 août, un groupe de personnes était réuni autour du pére Granier pour visiter le superbe sanctuaire de Notre-Dame-de-Grâce de Gignac.

Sous le soleil estival, la célébre façade à trois niveaux, classique du XVIIe siécle (1641) en pierre blonde, a attiré tous les regards. Juchée sur un promontoire, l'église est visible de tous les villages aux alentours et les voyageurs, sur l'autoroute toute proche, sont attirés par sa beauté et son chapelet de petits oratoires qui courent sur les collines.

L'église de Notre-Dame de Grâce a une longue histoire, difficile et contrastée. En 1360, en ce lieu, l'évêque de Béziers érige une croix de bois. Son socle actuel constitue la pierre trouée trés vénérée dans la chapelle dite des miracles. Une statuette de la Vierge est trouvée, un peu plus tard à cet endroit. Un sourd-muet et aveugle est miraculeusement guéri par cette statue, qui est alors mise à l'abri, devant la croix et prend le nom de Notre-Dame de Grâce.

Une première église est construite. En 1373, l'eucharistie, accompagnée de priéres publiques est célébrée là. En 1573, l'église est détruite, ainsi que la statuette. Remis en état très rapidement, le sanctuaire est confié en 1613 aux péres Recollets de l'ordre de St François d'Assise. Ceux-ci reprennent la construction d'une église plus grande. Ange Gasqué de Sospel (prés de Nice) en est l'architecte probable. A Pâques 1621, les Calvinistes s'emparent de Gignac et en 1622 rasent l'église. Courageusement les Gignacois se lancent dans sa reconstruction, ainsi que celle du couvent attenant.

Les grands travaux commencent en 1624 et s'échelonnent jusqu'aux années 1762 pour les huit chapelles extérieures. Comme sa façade soutenue par un énorme pilier plus récent, l'église est de facture très classique. La nef unique est vaste. Les chapelles latérales, celle des miracles, celles de St Joseph, St Christophe, Ste Anne, St Laurent et St François, décorées de beaux retables, retiennent l'attention. Le maître autel est de style baroque (faux marbre plâtré) et la statue de Notre-Dame de Grâce, très vénérée, brille sur un retable de bois sombre. Les chapelles latérales supérieures sont en anses de panier et les pilastres des tribunes sont caractéristiques de l'architecture du Grand Siécle. L'ensemble est très harmonieux et le XVIIe siécle ici est roi.

De grands tableaux des XVIe, XVIIIe et XIXe siécle décorent les murs de l'édifice et sont pour certains de belle facture. Jean Coustou, peintre montpelliérain reconnu (1719/1791) a représenté une Ste E Anne émouvante. Jacques Bestieu, artiste montpelliérain également, a représenté une majestueuse Ste Elisabeth.

Il y aurait encore beaucoup à dire pour décrire ce sanctuaire, riche d'un passé prestigieux. Une mention particulière doit être décernée à la dynastie de Méric, maçons de pére en fils, qui ont beaucoup travaillé à la reconstruction de Notre-Dame de Grâce. Depuis des siècles, des milliers de pélerins sont venus prier Notre-Dame de Grâce. Suivons leur trace avec foi et humilité.P1010929.JPG

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